Scolari assume après la catastrophe contre l’Allemagne

download« Je suis responsable de cette défaite. J’ai fait les choix tactiques et humains »
« la vie continue même si c’est le pire moment de ma vie »
SCOLARI ASSUME après la lourde défaite du Bresil face à l’Allemagne. Nous reproduisons in extenso, ses propos recueillis par l’Equipe.fr
Luiz Felipe Scolari, quel message voulez-vous adresser aux supporters ?
Mon message est pour le peuple brésilien et pour les supporters brésiliens. On a fait tout ce qu’on pouvait faire, on a donné notre meilleur. Alors, excusez-nous pour cette erreur. Nous sommes désolés de ne pouvoir continuer jusqu’en finale. Mais on bataillera pour la troisième place à Brasilia et on espère qu’on aura leur soutien.

Qui est responsable de cette défaite ?
C’est moi qui ai fait l’équipe, c’est moi le responsable. Le résultat est catastrophique et peut-être qu’à l’arrivée, les responsabilités sont partagées mais c’est moi qui décide de la tactique à suivre. Et c’est moi qui assume la responsabilité.

Considérez-vous avoir une dette vis-à-vis du peuple brésilien ?
Je n’ai pas de dettes. J’ai fait mon job. J’ai fait ce que je pensais être le meilleur et ce que je pensais correct. Oui, vous pouvez dire que c’est une défaite terrible à cause du résultat. Mais je ne pense pas que ce soit une question de dette ou de crédit. Maintenant, n’oubliez pas le match de samedi, s’il vous plaît. Nous voulons le gagner.

Cela reste une défaite historique pour l’équipe du Brésil.
C’est une catastrophe, je suis d’accord. Maintenant, je dois travailler pour samedi.
Pourquoi n’avez-vous pas effectué de changements plus tôt ?
On a pris quatre buts en dix minutes. Cela s’enchaînait. Il n’y avait rien que je pouvais faire à ce moment-là. On a eu un moment de panique sur le terrain. J’ai attendu le moment opportun pour effectuer des changements.
Votre équipe a-t-elle succombé à la pression inhérente au pays organisateur ?
Non. Notre objectif était d’aller en finale et de gagner la finale. Ce n’est pas un problème de pression. On a fait ce qu’on pouvait faire pendant les cinq premiers matches. Et ce (mardi) soir, cela n’a pas marché pendant vingt-trois minutes, face à une équipe fantastique.
Aurait-ce été différent avec Neymar ?
Neymar est un joueur de l’équipe. Cela n’aurait pas été différent avec lui.
Son absence a tout de même suscité beaucoup d’émotions…
Non ! Ne cherchons pas d’excuse avec Neymar ou l’émotion que son absence a suscitée. On est juste tombé face à un adversaire fantastique. C’est la façon de jouer de l’Allemagne qui a influencé mon équipe. Mais cela n’a rien à voir avec l’absence de Neymar.
Qu’avez-vous dit à vos joueurs à la pause ?
C’est vraiment difficile de remettre l’équipe à l’endroit à 5-0, limite impossible. La deuxième mi-temps, on a tiré plusieurs fois au but et on aurait pu marquer un ou deux buts. Mais quand vous ne marquez pas sur vos premières occasions alors que votre adversaire a marqué cinq buts, cela devient compliqué émotionnellement. Malgré tout, on a continué à se procurer des occasions. Mais c’était un jour où tout ce que l’équipe d’Allemagne faisait, cela fonctionnait.
Quelles leçons tirez-vous ?
On doit s’asseoir avec l’équipe, analyser ce qui s’est passé, travailler avec les joueurs. Les qualités allemandes étaient immenses mais ce qui s’est passé aujourd’hui n’était pas normal. C’est la pire défaite du Brésil, même en amical, mais c’est arrivé. Maintenant, la vie continue même si c’est le pire moment de ma vie. Il faut l’accepter et voir ce qu’on peut faire de différents.»
Damien DEGORRE, à Belo Horizonte
L’EQUIPE.FR

Share Button

Comments

comments

Powered by Facebook Comments

Updated: July 9, 2014 — 4:53 AM

Popular Posts

Radio Bagay 9 © 2013 by (239)265-2832