Je n’ai pas peur…», Jean Monard Métellus dixit.

Jean Monard Métellus

Jean Monard Métellus

Le présentateur vedette des émissions Intersection et Ramase sur Radio Caraïbe FM serait en danger de mort. Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique a révélé dans une note que des individus ont organisé jeudi dernier une réunion pour planifier l’assassinat de Jean Monard Métellus. Me Jean Renel Sanon, qui n’a annoncé aucune arrestation en ce sens, a cependant indiqué que « bon gré mal gré, contre lui et envers lui-même, je suis obligé de le protéger », parlant du journaliste.

Jusqu’à lundi matin, le journaliste Jean Monard Métellus a indiqué sur Radio Magik 9 qu’il n’a été contacté à ce sujet par aucun des responsables du pays. Pour le présentateur vedette des émissions à succès Intersection et Ramase sur Radio Caraïbe, les autorités gèrent le dossier avec une grande légèreté. Selon lui, le ministère de la Justice dispose d’un ensemble d’informations, mais pourtant agit comme un simple citoyen en dénonçant tout simplement.

Le journaliste, qui a reconnu ne pas disposer de trop d’informations sur cette dénonciation, a cependant avancé qu’il ne veut pas jouer le jeu d’aucun secteur dans ce dossier. « Aussi paradoxal que cela puisse être, la note du ministère de la Justice m’arrange puisqu’elle met au grand jour une situation quasi permanente qui m’arrive », a-t-il dit, soulignant que maintenant le pays comprendra dans quelle situation de menaces et de pression il vit tous les jours.

Je n’ai pas peur, a-t-il dit avec conviction. Je suis en paix avec ma conscience. Intimidation, pressions et menaces ne me feront pas fuir le pays. » Pour le journaliste sénior, il faut de la tolérance si on veut construire une société moderne. Il a souligné qu’il savait critiquer les agissements des administrations de Jean-Bertrand Aristide et de René Préval. Jean Monard Métellus a indiqué qu’il continuerait à faire son travail sans se laisser intimider.

Selon lui, ce serait indécent d’avoir à lui seul des agents de sécurité de la police nationale alors que le reste de la population se plaint de l’insécurité et du faible effectif de la PNH. Il croit que Dieu ne laissera personne attenter à sa vie. Cependant, a-t-il dit, « Ma sécurité est entre les mains des autorités ».

C’est ma responsabilité de garantir la sécurité de tout le monde », a rétorqué le ministre de la Justice sur Radio Kiskeya. Interrogé sur le fait qu’il dispose de beaucoup d’informations sur la planification de l’assassinat du journaliste mais n’a procédé à aucune arrestation, Me Jean Renel Sanon a répondu que chacun a sa façon de faire. Il a souligné que même si le journaliste n’accepte pas d’avoir des policiers à sa sécurité, il sera quand même protégé.

Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique croit opportun d’informer l’opinion publique de la tenue, à l’avenue Poupelard, hier après-midi, d’une réunion subversive organisée par un secteur hostile aux élections ; réunion au cours de laquelle il a été décidé de l’assassinat du journaliste Jean Monard Métellus. Des informations dignes de foi nous laissent croire que cette sale besogne aurait été confiée à deux motards, moyennant la somme de 10 000 dollars », lit-on dans une note en date du 18 octobre qui porte la signature de Me Jean Renel Sanon.

Tout en condamnant le cynisme de ces malfrats, déguisés en politiciens, le ministère de la Justice dénonce avec force cette infamie et invite tout un chacun à la tolérance et à la prudence. Le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince a été instruit de mettre l’action publique en mouvement à cet effet. Dans le même registre, des instructions formelles ont été passées aux forces de l’ordre afin de garantir la sécurité de l’intéressé. »

La semaine dernière, le journaliste avait déjà dénoncé une tentative d’assassinat contre lui lorsque des individus non identifiés avaient saboté son véhicule, alors qu’il s’apprêtait à prendre la route nationale. Les pneus de sa voiture avaient été sabotés dans l’idée de provoquer un accident.

Pour le président du Sénat citant une source digne de foi, l’assassinat du journaliste a été planifié à la Primature et le secteur politique visé ne serait autre que Lavalas. Le sénateur Dieuseul Simon Desras a estimé que le seul secteur qui ne souhaite pas la réalisation des élections dans le pays est le palais national. « Je les mets en garde contre toute forme d’assassinat politique sur des journalistes ou n’importe quel citoyen dans la société… »

 

 

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Updated: October 23, 2013 — 6:22 PM

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